Finalement, même après un lancement différé, la Parentèle a tout de même débuté ses ateliers de massage pour bébé. Les parents et leurs enfants se sont alors retrouvés pour s’initier à des méthodes de massages, enseignées par une monitrice spécialisée. Dans la salle où ils sont réunis, les parents prêtent l’oreille aux directives de Coraline Innoncenti, avec leur enfant devant eux. Ils se mettent alors à la pratique du massage des orteils, des pieds et à des exercices d’articulation de la cheville. Les instructions sont simples tandis que les parents sont concentrés.

En tout, ils assisteront à cinq sessions. La première session est consacrée au travail des jambes et des pieds, indique Coralie Innoncenti, qui dispense elle-même le cours. La semaine qui suit, le cours est axé sur la révision de tout ce qui a été effectué puis sur l’apprentissage d’un massage sur une autre zone du corps. A l’issue des cinq semaines, on jouit d’un bout de chou complet, explique Coralie.

La méthode associe des massages d’origine suédoise, indienne, des mouvements de yoga et de réflexologie pour bébé. Les mouvements se conforment à la morphologie du bébé, et à ce qu’il peut bénéficier. Au départ, il ne supportera pas une heure à se faire masser. Cependant, l’objectif du massage est de consolider le lien entre parent et enfant, qui s’avère parfois complexe.

Du point de vue physiologique et psychologique du contact entre les deux partis, le massage permet de libérer les hormones du bonheur et du bien-être.

Tisser le lien par le biais du contact

Les ateliers aident également à dissiper les craintes des parents. En règle générale, au fil des séances, le groupe devient uni. Et pour cause, l’atelier se consacre en partie au dialogue.

 Chef de service à la Parentèle, Dominique Dewever a instauré ces ateliers en 2011. Une évolution logique pour la Parentèle. Il s’y effectue également des droits de visite. Il s’agit en réalité d’un endroit où les enfants qui ont été séparés de leurs parents pour différentes raisons peuvent se rencontrer. Des mamans, ne s’étant pas occupées de leurs enfants, avaient du mal avec le toucher, à prendre leur bout de chou dans les bras ou à les tenir. Tandis que d’autres ne voulaient plus les lâcher et c’est aussi de là qu’est venue l’idée de travailler particulièrement sur le contact entre parents et enfant.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •