Une présentation à l’oral est loin d’être un exercice aisé. Il faut réussir à atteindre l’équilibre délicat entre concision, construction, pertinence et assurance. S’il existe des causeurs nés, capables de captiver l’attention en improvisant leur discours de A à Z, ces individus sont rares, et pour le commun des mortels, un grand travail préparatoire est nécessaire afin de maîtriser l’art de la communication orale.

Ce travail s’articule autour de deux points majeurs. En premier lieu, la technique.

Etre naturel et avoir l’air naturel sont des choses très différentes. Être naturel peut jouer en votre faveur : l’authenticité est toujours un plus. Mais pas si vous devez vous priver de vos notes pour ça. En revanche, dégager une aura de naturel alors que vous contrôlez la situation est la clé du charisme. Tout ceci peut s’apprendre au travers de formation en communication spécialisées.

C’est là que réside l’intérêt d’un discours précis et construit. S’avancer dans l’arène en sachant exactement comment les choses vont commencer et finir est l’une des garanties d’une présentation pertinente et réussie. Il ne faut donc pas négliger le temps passé à classer l’information, trier les éléments par partie et construire un plan détaillé et couvrant la totalité du discours.

 

Toujours sur le plan technique, il convient de ne pas négliger le langage du corps. Lorsque quelqu’un parle, il envoie deux types de signaux : ce qu’il dit, et ce que son corps dit. Cela passe par les modulations de voix, les gestes, les traits du visage, l’attitude (on parle de présence scénique, ou d’occupation de l’espace), etc… L’essentiel est d’acquérir un certain nombre de techniques telles que la maîtrise de la respiration ou le renvoi d’énergie vers le public, tant que ces techniques correspondent aux besoins de l’intéressé. Celles-ci peuvent être acquises grâce à un organisme de formation de référence, Dale Carnegie, expert dans le domaine de la communication orale.

 

C’est là que réside le deuxième grand axe d’un bon travail préparatoire. Une technique ciselée et perfectionnée est un atout essentiel, mais qui ne sera d’aucune utilité si l’orateur manque d’assurance. La confiance en soi est l’autre clé de voûte de la prise de parole en public. Elle peut être stimulée si le sujet est maîtrisé et que le contenu de la présentation est bien construit, comme vu plus haut, mais ce ne sera pas suffisant.

Il est nécessaire de se relaxer et d’entrer en scène le menton levé : l’assurance compte pour beaucoup dans la communication, qu’elle facilite et fluidifie.

 

La confiance en soi ne s’apprend pas, mais elle se travaille. En plus du travail de préparation mentionné plus haut, on recommandera un entraînement rigoureux, devant une glace, ou des proches, ce qui amènera l’orateur à corriger de lui-même ses expressions et son allure, de façon à ressentir et à exprimer de l’assurance.

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