Par définition, la crémation consiste à brûler le corps d’un être humain mort jusqu’à le réduire en cendres. Celles-ci peuvent ensuite être dispersées dans la nature ou conservées dans une urne.

La crémation et la religion

Dans certains pays, c’est une technique commune et qui s’accompagne de cérémonie religieuse. C’est le cas pour le bouddhisme et l’hindouisme. Pour les bouddhistes, ils pensent que la crémation libère le corps et l’âme du défunt. D’ailleurs, ils organisent en même temps une cérémonie pour honorer les bonnes actions qu’il a pu faire de son vivant. En outre, pour les hindoues, cette pratique existait déjà depuis des millénaires. Pour eux, c’est une troisième renaissance pour les Hommes. En revanche, ni le Judaïsme ni l’Islam n’autorise la crémation. Ils la considèrent comme une hérésie ou un non-respect du corps humain. Par ailleurs, pour le Christianisme, ce n’est pas interdit. Pour cette religion, le feu est le symbole du châtiment. Mais, même si cette pratique fut rendue licite par l’Église Chrétienne vers la fin du XIX e siècle, chaque culte a sa façon de l’interpréter.

La crémation en France

D’après un sondage, un Français sur trois souhaite la crémation comme funérailles. En effet, en France, cette pratique est autorisée depuis 1889. On enregistre chaque année près de 170000 incinérations et le taux est plus élevé dans les lieux où il y a la culture protestante. Cet engouement est dû à une diminution de la pratique religieuse, il y a de cela quelques années. Pour certaines personnes, c’est un choix personnel, pour d’autres, c’est pour des raisons écologiques ou économiques.

La crémation et les formalités

La crémation ne peut avoir lieu que sur présentation d’un permis d’incinérer venant du maire de la commune ou des autorités compétentes. Ce sont les entreprises de pompes funèbres qui se chargent d’organiser cette technique funéraire. C’est le cas avec Mennuzo Funéraire qui est située Avenue de Paris Z.a.c Cap Nord 63200 . L’entreprise se charge de l’organisation complète des obsèques : transport du corps, mis en bière, inhumation ou crémation. En outre, une vérification doit être faite au cas où le défunt porte un pacemaker. Ces appareils peuvent entraîner une explosion ou une pollution radioactive. Il en est de même pour les prothèses en platine et les dents en or. Même s’ils ne constituent pas un risque pendant la crémation, ils doivent cependant être enlevés avant l’incinération.

Comment se déroule la crémation ?

En ce qui concerne la cérémonie ou le service religieux, le choix dépend de la famille du défunt. En outre, dans les pays où il s’agit d’un héritage religieux, le processus est précédé de recueillements, de récitation de prières et de chants religieux. Le corps est placé dans un cercueil et mis par la suite dans un four crématoire. La crémation proprement dite dure environ 1h 30mn. Les cendres sont recueillies dans un cendrier. Aucun membre de la famille ne peut assister à ce type de funéraille.

Que deviennent les cendres ?

A moins que le défunt n’ait fait part de sa volonté, c’est à « la personne ayant qualité pour pouvoir aux funérailles » qui doit décider de la destination des cendres. Il est possible de placer les cendres en cendrier dans une urne ou de les disperser dans la nature. Pour la première option, le défunt en urne dispose des mêmes droits de respect de la personne comme les corps inhumés en cercueil. L’urne peut être mise en terre dans un emplacement gratuit, un caveau familial ou dans des jardins du souvenir. En revanche, pour le cas de la dispersion des cendres, elle doit être soumise à une autorisation municipale et préfectorale.

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